Portraits officiels des chef d’Etat en France et en Allemagne

Karambolage, la courte émission de la chaîne franco-allemande Arte, permet de mieux connaitre les cultures de ces deux pays. Deux émissions sont consacrées à l’image officielle du chef de l’Etat : le portrait photographique du Président de la République française, et le tableau représentant le chancelier allemand. L’émission peut se regarder dans les deux langues.

Karambolage, a short program by the Franco-German TV channel Arte, is a way to learn about the culture of both countries. Two programs dealt with the official portrait of the chief of state : the French Republic President’s photograph, and the painting depicting the German Chancellor. You can watch the program is either language !

“Une bonne exposition est une leçon pour le regard”

Citation de Walker Evans à la fin de la rétrospective consacrée à ce photographe au Centre Pompidou (Paris, France, 26/04-14/08/2017) :

“Pour ceux qui le veulent, ou en ont besoin, une bonne exposition est une leçon pour le regard. Et pour ceux qui n’ont besoin de rien, ceux qui sont déjà riches en eux-mêmes, c’est un moment d’excitation et de plaisir visuel. Il devrait être possible d’entendre des grognements, des soupirs, des cris, des rires et des jurons dans la salle d’un musée, précisément là où ils sont habituellement refoulés. Ainsi, dans les expositions classiques, certaines qualités des images peuvent également être refoulées, voire totalement perdues.
J’aimerais m’adresser aux yeux de ceux qui sont capables d’apprécier pleinement la valeur des choses, sans être sujets aux inhibitions liées à la bienséance publique. Je veux dire ici, qu’avec un peu de chance, le vrai sentiment religieux peut parfois être éprouvé même dans une église et qu’il est possible de percevoir l’art ou de le sentir sur la cimaise d’un musée. Ceux d’entre nous qui vivent grâce à leurs yeux – les peintres, les designers, les photographes, ceux qui regardent les filles – seront tout aussi amusés que consternés par cette demi-vérité : « Nous sommes ce que nous voyons » ; et par son corolaire : nos œuvres complètes sont, pour une bonne part, des confessions autobiographiques, impudiques et joviales, mais dissimulées par l’embarras de ce qui ne peut être dit. Pour ceux qui comprennent ce langage, il s’agit bien de cela. Nous ne savons simplement jamais qui se trouve dans notre public. Quand celui-qui-voit surgit pour examiner notre œuvre et qu’il saisit nos métaphores, nous sommes tout simplement pris en flagrant délit. Devrions-nous nous excuser?
Walker Evans – Boston Sunday Globe, 1er août 1971, p. A-61.

Smartify

Smartify est à la peinture ce que Shazam est à la musique : cette application pour téléphone permet, par reconnaissance visuelle, de connaitre le nom d’un tableau – dans un musée, sur une affiche, une carte postale … De plus, l’application donne des informations sur le tableau et sur le peintre.

Smartify is to painting what Shazam is to music : using visual similarity, this telephone app will give you the name of a painting – in a museum, a poster, a post-card … Moreover, it give information on the painting and the artist. 

Yolocaust et le contexte de diffusion des images

Bruno Dubreuil signe une analyse très juste du phénomène “Yolocaust”, initiative de Shahak Shapira : choqué de voir des touristes prendre des selfies rieurs sur des lieux de mémoire de l’Holocaust, il a mis en ligne des photomontages où il remplace l’arrière-plan du selfie par une vraie photo des camps de concentration. L’intention était louable : faire prendre conscience aux auteurs des clichés qu’ils y a des lieux à respecter, impropres à certaines prises de vue. Mais sa méthode décontextualise des photos historiques, ce qui banalise, voire annihile, leur impact.

Bruno Dubreuil wrote a very accurate analysis of the “Yolocaust” phenomenon (in French) : Shahak Shapira, who was shocked by tourists taking funny selfies in Holocaust memorial, decided to put online photomontages where he replaced the background by a real concentration camp photo. His intentions were good : he wanted people to be aware that some places are to be respected, and therefore no setting for shooting trivial photos. Yet, his method takes historical photos out of context, which banalizes, and even annihilates their impact and purpose.

The bigger picture

The bigger picture est né d’une collaboration entre le Centre pour l’Innovation (Leiden University)  et la Fondation du World Press Photo. Ici, c’est la photo de Warren Richardson (Hope for a new life, World Press Photo of the year 2015) qui est mise en contexte : données statistiques et commentaires permettent de comprendre cette image.  Read more

Images détournées

De nombreuses images apparaissent très vite dans le sillage de toute nouvelle actualité. Et bien sûr, dans celles-ci, il faut faire du tri entre les vraies photos (ou vidéos), les vraies détournées de leur contexte initiale (et diffusant donc une fausse information), et les fausses (montages). Ainsi, à peine 24 heures après le décès du chanteur Prince, les Décodeurs recensaient déjà plusieurs faux hommages en image.  Read more

#jedessine

jedessine
Ce recueil rassemble des dessins d’enfants reçus par la rédaction de Charlie Hebdo après les attentats de janvier 2015. C’est aussi et surtout un outil de réflexion et d’éducation à l’image: certains dessins sont décryptés. En complément, le réseau pédagogique Canopé propose des dossiers à utiliser avec des élèves. Read more