Yolocaust et le contexte de diffusion des images

Bruno Dubreuil signe une analyse très juste du phénomène “Yolocaust”, initiative de Shahak Shapira : choqué de voir des touristes prendre des selfies rieurs sur des lieux de mémoire de l’Holocaust, il a mis en ligne des photomontages où il remplace l’arrière-plan du selfie par une vraie photo des camps de concentration. L’intention était louable : faire prendre conscience aux auteurs des clichés qu’ils y a des lieux à respecter, impropres à certaines prises de vue. Mais sa méthode décontextualise des photos historiques, ce qui banalise, voire annihile, leur impact.

Bruno Dubreuil wrote a very accurate analysis of the “Yolocaust” phenomenon (in French) : Shahak Shapira, who was shocked by tourists taking funny selfies in Holocaust memorial, decided to put online photomontages where he replaced the background by a real concentration camp photo. His intentions were good : he wanted people to be aware that some places are to be respected, and therefore no setting for shooting trivial photos. Yet, his method takes historical photos out of context, which banalizes, and even annihilates their impact and purpose.

Images détournées

De nombreuses images apparaissent très vite dans le sillage de toute nouvelle actualité. Et bien sûr, dans celles-ci, il faut faire du tri entre les vraies photos (ou vidéos), les vraies détournées de leur contexte initiale (et diffusant donc une fausse information), et les fausses (montages). Ainsi, à peine 24 heures après le décès du chanteur Prince, les Décodeurs recensaient déjà plusieurs faux hommages en image.  Read more